Chaque jour, dans les milliers de bureaux qui parsèment le territoire algérien, des montagnes de papier, des tonnes de plastique et des équipements entiers prennent le chemin des décharges. Pourtant, ces “déchets” cachent une réalité bien différente: ils représentent un gisement économique colossal et une opportunité environnementale majeure.
Le dernier rapport de l’Agence Nationale des Déchets (AND) pour l’exercice 2020, complété par une étude académique de 2024, dresse un état des lieux sans complaisance et une feuille de route prometteuse pour les entreprises algériennes.
1. État des lieux : le paradoxe algérien
Un gisement considérable
La production annuelle de déchets en Algérie en 2023 est estimée à 13,5 millions de tonnes, avec une composition dominée par :
- La fraction organique : 53,61%
- Le plastique : 15,31%
- Le papier/carton : 6,76% (chiffre sous-évalué car une part importante est récupérée directement par les commerçants)
Un taux de valorisation anémique
Le taux de valorisation national stagne à seulement 9,83%. Concrètement, cela signifie que plus de 12 millions de tonnes de déchets potentiellement valorisables finissent chaque année enfouies ou abandonnées.
Pour les entreprises, ce chiffre est un signal fort : ce qui est aujourd’hui considéré comme un déchet pourrait devenir une ressource.
2. Les freins à une valorisation efficace
- Absence de tri à la source : le tri sélectif est “peu ou pas développé” dans les entreprises
- Collecte indifférenciée : les déchets de bureau sont mélangés aux ordures ménagères
- Destination finale unique : la quasi-totalité rejoint les centres d’enfouissement technique (CET)
- Manque de sensibilisation : employés et directions ne sont pas formés aux bonnes pratiques
3. La volonté politique : un cadre favorable
Le projet du MEER co-financé par l’Union Européenne qui permettra à l’Algérie de développer une meilleure gestion intégrée des déchets afin de contribuer au développement de l’économie verte et circulaire et de réduire la pollution environnementale, la projection de taux de valorisation en 2035 a donné une valeur de 18.31%.
4. Opportunités pour les entreprises
Pour les entreprises productrices de déchets
Réduction des coûts et amélioration de l’image
- Réduire le volume des déchets “tout-venant” pour négocier des contrats de collecte plus avantageux
- Valoriser ses déchets auprès de récupérateurs agréés (gain financier)
- Améliorer son image de marque par une démarche RSE visible
Conformité réglementaire
La loi 01-19 du 12 décembre 2001 stipule que le producteur est responsable de ses déchets jusqu’à leur élimination finale. Une gestion vertueuse avec traçabilité est un gage de conformité.
5. Faites appel à des prestataires spécialisés
Pour les entreprises qui souhaitent franchir le pas mais ne disposent pas des ressources internes, il existe aujourd’hui des prestataires externes spécialisés comme Revadex. Ces partenaires permettent aux entreprises de se concentrer sur leur cœur de métier tout en bénéficiant d’une gestion professionnelle et conforme de leurs déchets.

Conclusion : le déchet n’est pas une fin, c’est un début
Les déchets de bureau en Algérie représentent un gisement important de matériaux valorisables, aujourd’hui majoritairement perdus dans les centres d’enfouissement. Le cadre légal existe, la volonté politique est affichée, et des prestataires spécialisés comme Revadex sont prêts à accompagner les entreprises.
Reste aux entreprises algériennes à saisir cette opportunité pour conjuguer performance économique et responsabilité environnementale.
Car comme le souligne la stratégie nationale : dans une économie circulaire, le déchet n’est pas une fin, c’est un début.



