Pendant longtemps, inscrire “environ X tonnes de déchets produites cette année” dans son rapport RSE semblait suffire. En Algérie, la donne est en train de changer. Entre une nouvelle loi adoptée début 2025, un chantier de numérisation nationale en cours et des partenaires internationaux de plus en plus exigeants, les entreprises algériennes ne peuvent plus se permettre de gérer leurs déchets à l’estimation. Voici pourquoi, et surtout, comment s’y préparer.
Un secteur qui pèse lourd, mais qui reste sous-mesuré
Commençons par un chiffre qui donne l’échelle du problème : la valeur marchande des déchets en Algérie a atteint 207 milliards de dinars en 2023, contre 92 milliards seulement en 2020. En trois ans, la valeur a plus que doublé. Pourtant, malgré ce potentiel économique colossal, seulement 10 % des 36 millions de tonnes de déchets collectés chaque année dans le pays sont effectivement recyclés.
Ce paradoxe est en grande partie le résultat d’un angle mort fondamental: le manque de données fiables et traçables sur les flux de déchets des entreprises. On estime, on calcule en moyenne, on extrapole. Rarement on mesure.
La loi 25-02 : un tournant réglementaire que les entreprises ne peuvent pas ignorer
Le 23 janvier 2025, le Parlement algérien a adopté la loi 25-02 modifiant et complétant la loi 01-19 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets. Publiée au Journal Officiel le 23 février 2025, cette réforme change profondément les obligations des entreprises.
[Deux nouveaux principes fondamentaux s’imposent désormais à toutes les organisations :
- Responsabilité élargie du producteur (REP) : tout générateur ou détenteur de déchets est tenu d’assurer, ou de faire assurer via des éco-organismes agréés, la valorisation des déchets qu’il produit.
- Éco-conception : les enjeux environnementaux doivent être intégrés dès la conception des produits, avec pour objectif de réduire la production de déchets à la source.
Ce changement de paradigme est résumé par la ministre de l’Environnement, Nadjiba DJILLALI : le déchet, “auparavant considéré comme un problème à éliminer, devient une matière première à valoriser et une ressource économique à mobiliser pour les entreprises.”
Concrètement, cela signifie qu’une entreprise ne peut plus simplement déclarer qu’elle “produit des déchets” dans son rapport RSE. Elle doit désormais prouver ce qu’il en advient.
Une plateforme numérique nationale : la fin de l’ère des approximations
Ce qui rend ce tournant encore plus concret, c’est le chantier numérique qui l’accompagne.L’Algérie prépare actuellement une plateforme nationale de gestion des déchets, développée conjointement avec le Haut-commissariat à la numérisation, directement dans le cadre de l’application de la loi 25-02. L’objectif est explicite : afficher en temps réel l’état de tous les sites de traitement des déchets du pays, hébergée sur le Cloud national algérien. Les données collectées permettront d’identifier les opportunités de recyclage par filière et par zone géographique où installer un centre de tri pour le plastique, où développer le compostage, comment anticiper les pics saisonniers comme ceux de l’Aïd El Adha.
Pour les entreprises, le message est clair : quand cette plateforme sera opérationnelle, les données des opérateurs économiques devront s’y intégrer. Une déclaration basée sur des estimations n’aura plus de valeur probante.

Ce que votre rapport RSE déchets doit contenir aujourd’hui
Un rapport RSE sérieux sur la gestion des déchets doit aller bien au-delà d’un volume approximatif annuel. Voici ce que les standards actuels, et la réglementation algérienne en vigueur, exigent :
Les informations obligatoires pour les déchets spéciaux dangereux
En vertu de la loi 01-19 et de son décret d’application, toute entreprise générant des déchets spéciaux dangereux doit transmettre à l’administration chargée de l’environnement, dans un délai de 3 mois après la clôture de l’exercice, une déclaration précisant la nature, la quantité, les caractéristiques, le mode de traitement et les mesures préventives adoptées.
Les indicateurs attendus dans tout rapport RSE déchets
Pour être crédible et utile auprès de vos parties prenantes ; clients, investisseurs, partenaires à l’export, votre rapport RSE déchets doit renseigner :
- Le volume total de déchets produits par flux (papier/carton, plastique, métaux, organiques, déchets dangereux)
- Le taux de valorisation ou de recyclage par catégorie
- Les prestataires agréés mandatés pour la collecte et le traitement
- Les justificatifs de traçabilité (bordereaux de suivi, bons de collecte pesés)
- Les objectifs fixés et les progrès mesurés d’une année sur l’autre
| Pratique | Avant la loi 25-02 | Après la loi 25-02 |
| Quantification des déchets | Estimation annuelle globale | Pesée par flux, traçabilité documentée |
| Valorisation | Optionnelle, peu contrôlée | Obligatoire (principe REP) |
| Rapport RSE déchets | Narratif, chiffres indicatifs | Indicateurs vérifiables, preuves de collecte |
| Déclaration à l’administration | Déchets spéciaux dangereux uniquement | Élargissement progressif via plateforme nationale |
Revadex : la solution concrète pour les entreprises algériennes
Passer de l’estimation à la donnée réelle demande une infrastructure, des contenants dédiés, une collecte régulière, une pesée systématique et un espace de suivi. C’est exactement ce que propose Revadex, une plateforme algérienne spécialisée dans la gestion des déchets de bureau pour les entreprises.
Le fonctionnement est simple et clé en main : après un diagnostic de vos besoins, des Revabox: des contenants de tri dédiés, sont installées dans vos locaux. L’équipe de Revadex assure ensuite la collecte in-site, la pesée et l’orientation de chaque flux vers les centres de recyclage partenaires.
Ce qui change tout pour votre rapport RSE, c’est le dashboard disponible en espace client : vos données de collecte sont disponibles en temps réel, et vous pouvez générer vos rapports environnementaux en un clic, avec des chiffres réels, datés, pesés et traçables. Fini les estimations, place aux indicateurs prouvables.
Vous voulez un rapport RSE déchets basé sur des données réelles ? Rejoignez les entreprises algériennes qui utilisent Revadex pour structurer leur démarche RSE déchets, de la collecte à la génération automatique de rapports.
Conclusion : mesurer, c’est valoriser
En Algérie, la gestion des déchets est en train de sortir du registre de la contrainte pour entrer dans celui de la création de valeur. La loi 25-02, la plateforme numérique en préparation, et les attentes croissantes des parties prenantes convergent vers un seul message : ce qui n’est pas mesuré ne peut pas être valorisé, ni prouvé.
Pour les entreprises algériennes, le rapport RSE déchets n’est plus un exercice de communication. C’est un outil de conformité réglementaire, de crédibilité commerciale et d’optimisation économique. Les 80 milliards de dinars de gisement valorisable chaque année attendent d’être captés, à condition de savoir, d’abord, exactement ce que l’on produit.
La bonne nouvelle : les outils existent. Il suffit de s’en saisir.



